De notre envoyé spécial à Dublin
La parenthèse alcoolisée de la nuit refermée, la priorité du jour ressurgit. Entrer au Croke Park. Le marché noir ? Pas à moins de 350 euros. Pas sûr que ça passera en note de frais. Une accréditation ? Ca paraît très mal engagé. Tel un vautour, je pars me renseigner si un de mes «chers» collègues n'a pas été victime du froid dublinois.
Las, la petite troupe de journaleux français se porte pour le mieux. Le responsable des accréditations n'a pas que des mauvaises nouvelles. «Je connais un journaliste qui a une place en plus. Tu peux peut-être l'appeler.» Et comment que je vais l'appeler ! «Oui, c'est vrai, j'en ai une. Je te la donne mais par contre elle est nominative ça posera peut-être un problème.»
Rendez-vous est pris devant le stade. Le précieux sésame en main, je m'approche du contrôleur dernier obstacle entre le temple du sport gaélique et moi. Le rougeau quinquagénaire ne trouve rien à redire. Ca y'est, j'y suis ! Et pas n'importe où. A 10 mètres du terrain dans la tribune de face et à proximité des femmes de joueurs. C'est pas le moment de se déconcentrer !
Le coup d'envoi est donné dans un vacarme assourdissant. Le Croke Park est à la hauteur de sa réputation. Après avoir gueulé à tout rompre pour fêter la victoire qui se dessinait, Clerc réinvente la théorie de la douche écossaise et faire redescendre immédiatement le public irlandais.
De descentes il sera encore question aux pubs environnants pour exorciser cette première manquée au Croke Park. Promis, après m'être dégonflé devant le Guinness Stew (ragoût à la Guinness !), je ne m'échapperai pas devant cette autre coutume locale.










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