En direct de Dublin : Croke Park, comme si vous y étiez (3)  posté le lundi 12 février 2007 19:36

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En direct de Dublin : Croke Park, comme si vous y étiez (2)  posté le lundi 12 février 2007 19:29

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En direct de Dublin : Croke Park, comme si vous y étiez  posté le lundi 12 février 2007 18:39

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En direct de Dublin : Le précieux sésame  posté le dimanche 11 février 2007 22:59

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 De notre envoyé spécial à Dublin

 

La parenthèse alcoolisée de la nuit refermée, la priorité du jour ressurgit. Entrer au Croke Park. Le marché noir ? Pas à moins de 350 euros. Pas sûr que ça passera en note de frais. Une accréditation ? Ca paraît très mal engagé. Tel un vautour, je pars me renseigner si un de mes «chers» collègues n'a pas été victime du froid dublinois.

Las, la petite troupe de journaleux français se porte pour le mieux. Le responsable des accréditations n'a pas que des mauvaises nouvelles. «Je connais un journaliste qui a une place en plus. Tu peux peut-être l'appeler.» Et comment que je vais l'appeler ! «Oui, c'est vrai, j'en ai une. Je te la donne mais par contre elle est nominative ça posera peut-être un problème.»

Rendez-vous est pris devant le stade. Le précieux sésame en main, je m'approche du contrôleur dernier obstacle entre le temple du sport gaélique et moi. Le rougeau quinquagénaire ne trouve rien à redire. Ca y'est, j'y suis ! Et pas n'importe où. A 10 mètres du terrain dans la tribune de face et à proximité des femmes de joueurs. C'est pas le moment de se déconcentrer !

Le coup d'envoi est donné dans un vacarme assourdissant. Le Croke Park est à la hauteur de sa réputation. Après avoir gueulé à tout rompre pour fêter la victoire qui se dessinait, Clerc réinvente la théorie de la douche écossaise et faire redescendre immédiatement le public irlandais.

De descentes il sera encore question aux pubs environnants pour exorciser cette première manquée au Croke Park. Promis, après m'être dégonflé devant le Guinness Stew (ragoût à la Guinness !), je ne m'échapperai pas devant cette autre coutume locale.

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En direct de Dublin : Question d’adaptation  posté le dimanche 11 février 2007 01:38

 De notre envoyé spécial à Dublin

 

Le réveil est matinal. La mine peu aguicheuse. Le temps maussade, et le froid transperce la peau. Peu de raisons objectives de se réjouir d'être déjà en éveil à 6h45 ce samedi 10 février. La suite vaut pourtant de brusquer le lève-tard que je suis. Rendez-vous à 7H45 à Orly-Ouest pour embarquer dans l'avion spécialement affrété par Air France pour les Bleus en direction de Dublin. Comme cadre de voyage, on a déjà fait pire. Champagne et foie gras dès 10h du mat', ça vous paraît tôt ? Bof, on s'y fait rapidement. Le journalisme, de toute façon c'est une question d'adaptation.

Pour le temps, c'est autre chose. Passer en une semaine des rayons printaniers de Rome aux frimas hivernaux de Dublin, c'est moins évident. Mais bon pas le temps de consulter les prévisions de la Catherine Laborde locale, je me mets en quête de ma précieuse accréd' jusqu'ici refusée par la Fédé irlandaise. Une demande d'assistance au représentant du syndicat des journalistes ? Retour illico dans mes 22 du genre «Internet, c'est pas mon problème, moi je m'occupe de la presse écrite». Une tentative désespérée au siège de l'IRFU ? «Désolé nos locaux ne sont pas ouverts le week-end même durant le Tournoi». Qui a dit que la France était le pays des fonctionnaires ? Il me reste à implorer mon fidèle agent de voyage, Patrick. Mon sherpa dublinois fait chauffer son téléphone pour essayer de me faire rentrer dans ce magnifique stade qui se refuse à moi. «On en saura plus dimanche dans la matinée».

En attendant, je vais me plier aux coutumes locales. Direction Temple Bar et ses pubs bondés. Une Guinness (pour faire original) à la main, je regarde, les yeux demi-clos, la deuxième mi-temps du soporifique Ecosse-Galles. Cette bonne brune avalée, retour à l'hôtel. Le taximan me narre le contexte historique de ce match et me prévient que demain ça promet d'être un match super chaud. Décidemment faut vraiment que j'y rentre dans ce Croke Park. En force s'il le faut !

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